Surmonter les troubles de l’oralité alimentaire : témoignages, conseils et ressources pour commencer

cet article fait suite à celui publié précédemment dans le BLOG

De nombreuses familles ont réussi à surmonter progressivement les troubles de l’oralité alimentaire grâce à un accompagnement adapté. Camille, maman de Léo (7 ans), raconte :

« Léo refusait toute nourriture solide. Grâce à un suivi en orthophonie et à l’accompagnement de Mme LAPORTE , nous avons réintroduit les textures progressivement. Aujourd’hui, il mange des morceaux et prend plaisir à découvrir de nouveaux aliments. » (noms changés pour respecter le secret médical)

Chaque enfant progresse à son rythme, mais les témoignages montrent qu’un cadre bienveillant et structuré peut transformer la relation à l’alimentation.

Conseils pratiques pour les parents

Voici quelques stratégies simples à mettre en place à la maison :

•  Proposer à chaque repas les nouveaux aliments en très petites quantités, sans pression. cela veut dire qu’il ne faut en aucun cas commenter la prise ou non de l’enfant, ni négativement mais surtout pas positivement non plus, cela met beaucoup de pression sur l’enfant : adopter une POKER FACE (c’est à dire un visage tranquille qui ne trahit pas une déception ou une joie)

•  Introduire les textures progressivement : purée lisse → purée épaisse → petits morceaux.

•  Utiliser le jeu et l’imitation : cuisiner ensemble, jouer avec les couleurs, manger en famille. Les parents devraient systématiquement manger la même chose que les enfants (et peuvent bien entendu compléter!)

•  Respecter les signaux de l’enfant : ne pas forcer, mais encourager doucement. Ne pas proposer d’alternative, et dire systématiquement « voici ce qui est prévu maintenant » au prochain repas, nous pouvons prévoir autre chose.

•  Créer un environnement calme et rassurant pendant les repas.

Structurer les repas pour favoriser l’exploration

•  Instaurer des rituels : même horaire, même lieu, assiette adaptée.

•  Offrir un aliment connu + un aliment nouveau à chaque repas.

Ressources pour aller plus loin

Pour approfondir le sujet, voici quelques liens utiles :

•  Troubles de l’oralité – Fédération Française des Diététiciens Nutritionnistes

•  Guide pratique de réintroduction alimentaire – Orthophonie & Co

•  Vidéo explicative sur les troubles sensoriels alimentaires – YouTube

j’aime particulièrement le programme américain http://kidseatincolor.com de l’excellente diététicienne pédiatrique Jennifer Anderson.

À retenir

Les troubles de l’oralité alimentaire peuvent être source d’inquiétude, mais ils ne sont pas une fatalité. Avec un accompagnement adapté, des outils concrets et une approche bienveillante, il est possible de restaurer le plaisir de manger et de favoriser une alimentation variée et sereine.

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Mon enfant a un trouble de l’oralité, TOA ou dysoralité alimentaire, que faire? qui consulter? Quand consulter?

Cette image générée par intelligence artificielle reflète une vision idéalisée de la scène familiale : le père et la fille dégustent des légumes vapeur, tandis que la mère se contente d’une portion minimaliste de pâtes sans sauce. Il s’agit d’une représentation stylisée, loin d’une réalité quotidienne.

Troubles de l’oralité alimentaire : comprendre et accompagner tranquillement

Les troubles de l’oralité alimentaire désignent des difficultés liées à l’acte de manger, souvent observées chez les jeunes enfants. Ils peuvent concerner la mastication, la déglutition, le refus de certaines textures ou odeurs, ou encore une hypersensibilité buccale. Ces troubles peuvent impacter la croissance, le comportement alimentaire et la vie sociale de l’enfant. Mais surtout il « pourrissent » le rapport à l’alimentation et aux repas des enfants et de leurs parents.

Symptômes fréquents

Les signes les plus courants incluent :

•  Refus de manger certains aliments ou textures

•  Vomissements ou nausées à table

•  Mastication difficile ou inexistante

•  Crises de pleurs pendant les repas

•  Sélectivité alimentaire extrême

Qui consulter en cas de trouble de l’oralité ?

La prise en charge est pluridisciplinaire et peut inclure :

•  L’orthophoniste pour une rééducation des fonctions oro-motrices et la déglutition, un travail sur la sensibilité orale

•  Le psychomotricien pour les troubles sensoriels et moteurs

•  Le psychologue pour l’accompagnement psychologique, émotionnel et comportemental et surtout pour un soutien des parents dans ce long fastidieux processus vers une alimentation sereine. Ces troubles peuvent être également associés à des TSA et/ou des troubles dys et/ou des pathologies neurodéveloppementales. Ils génèrent de toute façon régulièrement des frustrations, des difficultés à la fois du coté de l’enfant que du coté du parent.

•  Le pédiatre ou médecin généraliste pour le suivi médical global, tous ces professionnels de la santé travaillent ensemble pour améliorer le confort de vie des enfants et de leurs proches mais il ne faut pas oublier que :

Le rôle du diététicien dans les troubles de l’oralité est primordial!

Le diététicien est le spécialiste de l’alimentation et adapte son approche selon les besoins de l’enfant et les objectifs familiaux. Il connait les aliments, il connait les textures, il connait la cuisine, il connait la production et le contenu des aliments.

Le diététicien est formé en pédiatrie, il évalue les apports nutritionnels, propose des stratégies de réintroduction alimentaire et accompagne les parents dans les repas à domicile.

Le diététicien travaille sur la tolérance aux textures, odeurs et températures, il connait toutes les possibilités et les stratégies offertes par les aliments, il sait quelles sont les équivalences, il peut relativiser ce qui est parfois perçu par les parents comme très problématique, il a confiance dans les capacités de tous ses patients, y compris les plus jeunes.

Le diététicien comportemental intègre des techniques de gestion émotionnelle, favorise le plaisir de manger et aide à réduire l’anxiété liée aux repas. Il a l’habitude des blocages, des peurs, des croyances et sait accompagner les familles dans leur globalité, dans leur propre fonctionnement.

Objectifs du suivi diététique

Le suivi vise à :

•  Prévenir les carences nutritionnelles

•  Restaurer une relation positive à l’alimentation

•  Favoriser l’autonomie alimentaire

•  Réduire les conflits autour des repas

Revenir progressivement à une alimentation parfois « imparfaite » mais suffisamment bonne pour l’enfant et suffisante pour rassurer les parents. Plus vite on prend en charge ces difficultés, moins elles s’installeront dans le temps.

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